jeudi 16 novembre 2017

Un auteur lié à l'extrême droite invité à la Foire du livre belge d'Uccle


[RésistanceS.be – Jeudi 16 novembre 2017]

QUI EST CHRISTOPHER GÉRARD ? Ce samedi matin, il sera l'un des écrivains belges au programme de la foire proposée chaque automne par le Centre culturel de la commune bruxelloise d'Uccle. Le programme de celle-ci ne vous informe pas vraiment sur l'auteur du livre « Aux armes de Bruxelles ». Qui est-il exactement ? D'où vient-il ? LE JOURNAL RESISTANCES VOUS RÉVÈLE SES LIENS DIRECTS AVEC L'EXTRÊME DROITE.



Demain s'ouvre la quinzième édition de la Foire du livre belge à Uccle. Cet événement annuel est organisé par le centre culturel de cette commune bruxelloise. Depuis sa première édition, plus de sept cent auteurs de notre plat pays y sont passés. Ces 17, 18 et 19 novembre, ils seront plusieurs a venir y présenter leur dernier ouvrage, dans tous les domaines du monde de l'édition. Parmi eux, il y aura, ce samedi, à 10 h 50, l'auteur du livre « Aux armes de Bruxelles », un certain Christopher Gérard.

Ce nouveau livre propose une promenade dans la capitale de notre pays. Le programme de la foire en question précise : « Cercles concentriques mais qui seraient ceux d'un paradis urbain, il pérégrine parmi ses lieux d'élection. Écrivain et critique littéraire belge, membre du Pen Club, Christopher Gérard est notamment l'auteur de Quolibets (L'Âge d'Homme, 2013) et du Songe d'Empédocle (idem, 2003, Prix E. Martin de l'A.E.B.). » Sans aucune autre précision.


Groupuscules « NR » et croyances païennes

Cet auteur bruxellois, méconnu du grand public, était déjà au programme en 2015 de la même Foire pour son précédent livre,
« Le songe d’Empédocle », édité par la maison d'édition L’Âge d’Homme, installée à Lausanne, en Suisse. Il est aussi connu dans certaines sphères politiques, particulières et plus confidentielles. En effet, Christopher Gérard vogue lors de ses pérégrinations politico-littéraires dans l'underground intellectuel de la droite ultra, extrême ou radicale. Et ceci depuis plus de vingt ans déjà. Ce routard de la politique non-conformiste voyage essentiellement vers des destinations françaises, le plus souvent rattachées aux cercles divers de la « Nouvelle Droite », la mouvance intellectuelle issue de l'extrême droite subversive des années soixante. Il est devenu encore une référence de groupuscules « NR », nationalistes-révolutionnaires, qui partagent avec lui une fidélité indéfectibles aux croyances païennes des religions polythéistes d'antan. De celles priées par d'anciennes tribus qui constituaient jadis, avant la domination continentale de l'ère chrétienne, les populations de l'Europe toute entière.

Pour son travail intellectuel en faveur des vieilles religions et cultures européennes pré-chrétiennes, Christopher Gérard a toujours reçu, depuis le début des années nonante, un accueil sympathisant et militant chez les défenseurs de l'Europe ethnique. En 1992, à partie de la commune bruxelloise d'Ixelles, il lance le premier numéro d'une nouvelle revue trimestrielle. Pour titre, elle prend le nom d'un géant de la mythologie grecque,
Antaios. Une première publication du même nom était déjà parue de 1959 à 1971. Elle avait été fondée par Ernst Jünger (1895-1998), écrivain et leader idéologique de la « révolution conservatrice » à l'époque de la république de Weimar, le régime politique allemand en place entre 1918 et 1930. L'Antaios bruxellois se présente, dès sa naissance, comme le successeur direct de la revue jüngerienne.





Mouvement racialiste européen

Le numéro un d'Antaios de Christopher Gérard bénéficiera de promotion dans des publications comme « Lutte du Peuple », le mensuel de l'organisation NR française Nouvelle Résistance, pseudopode du mouvement Troisième Voie, lui même provenant directement du MNR (Mouvement nationaliste-révolutionnaire) où les thèses doctrinales de la révolution conservatrice allemande se partageaient avec celles en vogue sous le fascisme italien. Des encarts publicitaires pour la revue belge d'« études polythéistes » de Gérard apparaitront encore dans d'autres organes de presse d'extrême droite, comme dans « Sinergias europeias » publié au Portugal par la « Nouvelle école politique européenne » ou dans le journal français « Imperium », dont la mission est de proposer des alternatives « pour une avant-garde culturelle et spirituelle européenne ».

Pour le mouvement racialiste européen Terre et Peuple, fondé par un dirigeant du Front national français de l'époque de Jean-Marie Le Pen, « la revue ANTAIOS s'impose par la qualité et la richesse de ses textes ». C'est pour cette raison qu'elle est décrite comme « un outil de travail de très belle qualité » qu'il faut « lire absolument ». Au fil des années, Terre et Peuple va poursuivre son soutien à Christopher Gérard. Lors de la sortie de son livre « Parcours païen », édité à L'Âge d'Homme, la revue du mouvement racialiste d'extrême droite consacre, à l'occasion de son numéro du Solstice d'hiver 2000, une page entière à celui-ci.

Auparavant, en décembre 1997, le même Gérard avait eu les honneurs de « Polémique », un journal belge national-catholique, mais allié objectif des néopaïens de la droite « révolutionnaire », dans leur quête commune d'une Europe ethnique. L'article sur la revue Antaios de « Polémique » était signé par Marc Laudelout, le directeur du « Bulletin célinien », une revue mensuelle belgo-française entièrement dédiée à l'oeuvre complète, littéraire et politique, de Louis-Ferdinand Céline, l'un des « écrivains maudits » de la collaboration française avec l'occupant allemand durant la Deuxième Guerre mondiale. Ancien de la rédaction du « Nouvel Europe magazine » et proche du Parti des forces nouvelles (PFN), Laudelout était alors déjà un compagnon de route de Gérard. Il l'est toujours de nos jours.


Etaient-ils au courant ?

Les organisateurs de la Foire du livre belge d'Uccle sont-ils au courant des voyages jusqu'au bout de l'extrême droite de cet écrivain invité ce samedi ? Nous les avons contacté par téléphone pour connaitre leur réponse. Au bout du fil, l'un de ceux-ci nous a affirmé de sa non connaissance des orientations idéologiques de Christopher Gérard. « 
Nous ne le connaissons que comme l'auteur de livres belges, semblant anodins sur le plan politique », nous dira-t-il. « Jamais nous avons invité des auteurs d'extrême droite à notre Foire. Le centre culturel d'Uccle a toujours tout fait pour éviter d'heurter le public avec la présence d'écrivains dont les écrits peuvent être associés à un discours contraire aux valeurs démocratiques », nous affirmera cet organisateur de la Foire du livre belge de la commune d'Uccle. Il semblait être très ennuyé de l'information que nous venions de lui révéler sur Christopher Gérard.

Le journal RésistanceS reviendra prochainement avec des nouvelles informations sur les périples au coeur de la droite ultra de l'auteur des « armes de Bruxelles ».



MANUEL ABRAMOWICZ
Journal
RésistanceS.be







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Liens maintenus de NATION avec l'extrême droite pure et dure batave

mercredi 27 septembre 2017

La victoire de l'AfD est un signe d'espoir pour le VB et PP

[Journal RésistanceS.be – Dimanche 24 septembre 2017]

ÉLECTIONS LEGISLATIVES ALLEMANDES - Ce dimanche soir, en Belgique, seuls le Vlaams Belang et le Parti populaire se félicitent de la victoire du parti d'extrême droite allemand AfD. Un nouvel exemple étranger qui pourrait être « copier / coller » chez nous – UNE ALTERNATIVE POUR LA BELGIQUE ?


PAR ALEXANDRE VICK – JOURNAL RESISTANCES.BE



DIMANCHE SOIR, sur Twitter, le porte-parole du Vlaams Belang, Sam van Rooy, écrit « Hier: De Wever souhaite #Merkel "tout le succès". Aujourd'hui: le Vlaams Belang félicite #AfD pour sa victoire. #L'Allemagne a choisi .».

La distribution des cartes pour récupérer en Belgique le succès du parti « Alternative pour l'Allemagne » (AfD) a directement été faite, à la mode du VB, dès les premiers résultats obtenus des élections législatives. La N-VA est assimilée au parti de la chancelière allemande, Angela Merkel, la Christlich demokratische union Deutschlands (CDU. En français : l'Union chrétienne-démocrate d'Allemagne). Le VB, lui, tente de façon opportuniste de se faire passer pour le représentant en Flandre de l'AfD.



Au Vlaams Belang, une ligne soft, des propos chocs
La joie manifestée par le parti d'extrême droite flamand se confirmera dans la soirée de dimanche avec un communiqué de presse, ne laissant aucun doute dans son souhait de récupération : « Le Vlaams Belang félicite l'AfD pour sa victoire ». Une déclaration officiellement signée par le jeune président du VB, Tom Van Grieken. On peut encore y lire : « Les électeurs allemands ont sans aucun doute exprimé, de manière très démocratique, lors de ces élections, un souhait ferme de rester maitre de leur pays ».

Van Grieken écrit que le très bon résultat de l'AfD est « une puissante condamnation de la politique des ''frontières ouvertes'' ». Et dès lors, une véritable « punition » donnée à la CDU de Merkel.


Le leader historique des radicaux du Vlaams Belang, Filip Dewinter, est pour sa part plus affirmatif et dogmatique. « Félicitation @Afd 13%, 90 sièges et 3e plus grand parti d#Allemagne ! Les Allemands éliminent finalement le complexe de culpabilité #Islamisation stop», twitte Dewinter, quelques heures après l'annonce des résultats des élections outre-Rhin.

La réaction de Filip Dewinter est clair : l'Allemagne ne doit plus être culpabilisée par son passé. Mais lequel exacte ? Evidemment, le Vbiste fait référence au régime hitlérien et ses terribles conséquences durant la Deuxième Guerre mondiale. Rien d'étonnant, Filip Dewitter, « fils politique » de Karel Dillen, un ancien « collabo » durant l'occupation allemande qui cofondera le Vlaams Blok en 1978, venait, avant son arrivée dans ses rangs, de la section flamande du Front de la jeunesse, un mouvement néofasciste belge. Aujourd'hui encore, Dewinter en personne continue de représenter le « canal historique » et idéologique du parti nationaliste flamand. Il reste en contact avec les purs et durs de l'extrême droite, francophone y comprise, comme l'avait révélé, en janvier 2013, le journal RésistanceS.be (voir : Filip Dewinter maintient ses liens avec ses « camarades » francophones,purs et durs).


Chez les ultras francophones de la « droite de droite » ?

Du côté de l'extrême droite francophone radicale : R.A.S. Rien à signaler pour le moment. L'AfD devrait incarnée également un signe d'espoir pour ses quelques représentants. Cependant, si des contacts existent chez nos voisins germaniques, ils le sont plutôt avec le NPD, la petite formation néonazie locale qui désormais est compressé par le succès électoral de l'Alternative für Deutschland. Quant à l'ultra droite libérale populiste, même son de cloche qu'au Vlaams Belang.


Sur le mur de son profil Facebook, Mischaël Modrikamen, le président-fondateur du Parti populaire (PP), a posté ce dimanche en début de soirée, le commentaire suivant : « Toutes nos félicitations à l'AfD. MM ». Suivi d'un hyperlien vers un article du journal Le Peuple.be, l'organe de presse sur Internet du PP. Pour ce dernier, la victoire de l'AfD est aussi un signe d'espoir. « La solution pour l’avenir de l’Allemagne, c’est l’AfD », est-il écrit sur Le Peuple.be. Le journal du PP précise : « Les partis, alliés dans le gouvernement sortant, prennent une gifle ».

La formation de Modrikamen estime que l'AfD est « taxé(e) sottement d’extrême droite et de populiste (au sens négatif que donnent les partis traditionnels à ce terme) ». Pour le PP « un premier enseignement s’impose : les peuples, en Allemagne et en Belgique, veulent une rupture avec les partis traditionnels. ».

Comme le Vlaams Belang en Flandre et à Bruxelles, le Parti populaire va tout faire pour récupérer chez nous aussi la victoire du parti Alternative pour l'Allemagne, qui reste malgré leur imposition politiquement correcte dans leur communication politique respective, une formation analyser, par des politologues, comme étant belle et bien d'extrême droite.

Alternative pour la Belgique ?

Cet été, le PP « modrikameniste » a été secoué d'une énième crise interne. Avec une tentative de putsch contre son patron visant au rassemblement des chapelles concurrentes à la « droite de la droite » afin de se présenter unies aux prochaines élections en Belgique. Les artisans de cette tentative d'unité des « nationaux-identitaires-libéraux-populistes » sont des membres du PP et des dissidents de celui-ci ouvertement proches du Front national français de Marine Le Pen. Au cœur de ce processus confidentiel de rassemblement pour la création d'une nouvelle formation politique se trouve l'avocat belge de cette dernier. Un personne énigmatique bien connu des lecteurs de RésistanceS.be (voir ici). Nous reviendrons prochainement sur cette histoire.

Pour faire face au désarroi de la plupart des cadres du PP qui n'obtient pas le succès électoral espéré depuis la création du parti en 2009, Modrikamen a lancé durant l'été une réflexion sur un changement de nom possible. Trop confus chez les électeurs sur son orientation idéologique exacte, le Parti populaire pourrait être rebaptisé en « Alternative ». Sur l'exemple évident de l'Alternative für Deutschland (AfD). Le Parti populaire changera-t-il prochainement de nom pour celui d'« Alternative pour la Belgique » (ApB) ? 

La droite fondamentaliste, xénophobe et anti-immigration de chez nous, c'est toujours inspirée d'exemples … étrangers. Le FN français, le FPOë autrichien, le PVV hollandais ou La Ligue du Nord en Italie sont des bons exemples de réussite. Le cas allemand pourrait dès lors très prochainement être « copier / coller » en Belgique.

ALEXANDRE VICK
Journal RésistanceS.be

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[Journal RésistanceS.be – Dimanche 24 septembre 2017]


ÉLECTIONS LEGISLATIVES ALLEMANDES - Nos voisins germaniques voient l'entrée en masse de l'extrême droite dans son parlement national. C'est la fin de la « dénazification » qui avait permis d'empêcher la renaissance électorale des nationalistes xénophobes. Compressant un vieux parti nazi vers la marginalisation totale, une nouvelle droite radicale, anti-européenne, xénophobe, anti-musulmane et nationaliste-identitaire-libérale est née outre-Rhin - ÉTAT DE LA SITUATION ACTUELLE.

PAR MANUEL ABRAMOWICZ – JOURNAL RESISTANCES.BE

Le 24 novembre 1991, après la France, avec l'« effet Le Pen » en 1984, la Belgique connaissait son premier « dimanche noir » avec l'arrivée massive de députés du Vlaams Blok (VB) et d'un député du Front national Belge à la Chambre des représentants. Tour à tour, la Suède, la Hollande, l'Hongrie, la Pologne... connaitront aussi des « dimanches noirs ».
Après une possibilité de réorganisation et d'accession avortée dans le paysage parlementaire, à la fin des années 1980, avec le parti Die Republikaner (REP, Les Républicains), l'Allemagne est désormais frappée de plein fouet par la poussée anti-européenne, anti-musulmane, xénophobe et populiste.

Ce dimanche, la vague brune vient en effet de toucher nos voisins allemands. Le parti « Alternative für Deutschland » (AfD) vient de faire une percée considérable avec l'élection de plus de quatre-vingt députés fédéraux au Bundestag (13 %).

Fondée en 2013, l'Alternative pour l'Allemagne se caractérisait jusqu'à présent par un discours, certes radical sur l'immigration, mais libéral sur le plan économique. L'AfD était jusqu'il y a peu de temps encore considérée comme une nouvelle formation euroscepticiste, souverainiste, populiste, national-conservatrice de droite. Suite à des conflits internes, c'est son courant d'extrême droite qui arrivera à en prendre sa direction. Depuis, Alternative für Deutschland est à juste titre décrite comme une formation d'extrême droite pure et dure.



La fin du NPD nazi ?

Après la défaite du Troisième Reich nazi et la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l'Allemagne avait été dénazifiée de fond en comble. Contrairement à d'autres Etats européens, ce pays a longtemps été épargné par l'émergence d'une extrême droite électorale. Au début des années 1970, ce fut le cas de la Grande-Bretagne avec le National front, au milieu des années 1980, la France connaitra la sortie fracassante de l'ombre d'un parti jusqu'alors groupusculaire, le Front national conduit par Jean-Marie Le Pen, et au début des années 1990, ce fut le tour de la Belgique avec la montée en puissance du Vlaams Blok (VB), l'appellation de 1978 à 2004 du Vlaams Belang (Intérêt flamand). La vague brune a aussi bousculé les échiquiers électoraux en Autriche, aux Pays-Bas, en Hongrie, en Pologne...

Outre-Rhin, l'extrême droite était, elle, restée jusqu'alors groupusculaire, divisée, folklorique et nullement représentée.
Depuis 1964, il existait bien un parti d'extrême droite très actif, le « Nationaldemokratische Partei Deutschlands » (NPD). Aux racines clairement nazies, le NPD n'a jamais réussi de réelle percée. A l'exception, lors des dernières européennes où il put y faire élire au Parlement européen Udo Voigt, un de ses anciens présidents, de 1996 à 2011. Avec le succès massif de ce dimanche de l'AfD, le Parti national-démocratique d'Allemagne va être de plus en plus compressé. Son espace d'existence plus réduit,eil n'aura plus d'espoir de pouvoir récupérer l'ensemble de l'électorat d'extrême droite classique, ainsi que celui de la droite populaire libérale devenu islamophobe qui émerge un peu partout en Europe..


L'extrême droite au pouvoir !

Pas d'alliance possible non plus entre le vieux NPD nazi et le nouveau parti AfD, caractérisé par son profil moderne, plus policé, plus professionnel... capable de séduire de plus larges franges de l'électorat allemand et d'arriver dans certaines de ses régions au pouvoir.

L'extrême droite germanique, ce dimanche, est de retour de façon réellement dangereuse pour l'équilibre de ce pays pilier central de l'Europe.

Manuel Abramowicz
Journal RésistanceS.be

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