dimanche 7 octobre 2018

Des listes d'extrême droite où et combien le 14 octobre 2018 ?



[RésistanceS.be – Vendredi 05 octobre 2018, 11 h 56]

DOSSIER SPECIAL ÉLÉCTIONS 2018 (épisode 3/9) – Une étude de l'Observatoire belge de l'extrême droite, qui édite le web-journal RésistanceS.be, a comparé la présence de l'extrême droite dans les régions bruxelloise et wallonne aux communales de 2006, 2012 et 2018. Un constat : cette droite radicale est en nette reflux, avec moins de listes, beaucoup moins de candidats et reste toujours aussi divisée. La situation actuelle confirme le déficit de l'implantation militante de l'extrême droite sur le terrain. Si l'offre a diminué, ce n'est pas le cas de la demande – ÉTAT DES LIEUX.






REGION DE BRUXELLES-CAPITALE
UNE EXTRÊME DROITE QUASI ABSENTE


Sur la base du tableau comparatif n°1 (ci-dessous), pour le 14 octobre 2018
,l'extrême droite dans la Région bruxelloise se présente très affaiblie par rapport aux deux précédentes élections communales (2006 et 2012), question rapport de force. Vlaams Belang compris. Au sein du parti nationaliste flamand, nous avons deux structures - l'Alliance bruxelloise contre le déclin (ABCD) et Vérités bruxelloises (VB), composées de transfuges du Parti des forces nouvelles (PFN) et du Front national (FN) – qui se chargent de faire voter pour lui des non-néerlandophones.

En 2006, la droite radicale populiste se présenta en ordre dispersé avec des listes du Vlaams Belang et du Front national, ainsi que du Front démocratique bruxellois (FDB) et de Force citoyenne (FC) / Force Nationale (FNationale), deux dissidences frontistes. L'extrême droite était présente dans seize communes bruxelloises et fit élire dix-sept conseillers communaux, quinze pour le VB et les deux autres pour le FN.


Absence sur le terrain
Six ans plus tard, le VB, Démocratie nationale issue du FN, et le mouvement Nation se présentèrent aux suffrages avec une représentation dans la Région de Bruxelles-capitale réduite de moitié par rapport à 2006 : cinq listes pour le premier, une pour le deuxième et deux listes pour le troisième.

Pour le scrutin du 14 octobre prochain, seuls le Vlaams Belang et Nation sont présents dans six communes en tout : dans cinq communespour les nationalistes flamands (Anderlecht, Berchem-St-Agathe, Bruxelles-ville, Jette et Schaerbeek) et seulement deux pour les nationalistes belges (Anderlecht et Evere). Cette représentativité limitée singularise un déficit manifeste de l'implantation militante de l'extrême droite sur le terrain. 

A Forest, le fief de l'ancien président de Nation, Jean-Pierre Demol, actif dans cette commune du sud de Bruxelles depuis le début des années 1980 avec le Mouvement social nationaliste (MSN), de tendance néorexiste qui participa à la création du FN en 1985, celui-ci a été incapable de se représenter. A Schaerbeek, bastion électoral depuis les élections régionales de 1999 du Vlaams Blok, quand sa tête de gondole était l'ex-commissaire de police Johan Demol, la formation néerlandophone a certes déposé une liste, mais uniquement constituée de trois candidats. En 2006, la liste schaerbeekoise du VB alignait alors 45 candidats, puis, six ans plus tard, ne présentait plus que dix candidats. Dans la capitale belge, le parti d'extrême droite flamand reste cependant bien implanté à Jette, avec 37 candidats contre 35 en 2012 et en 2006.

En 2006, l'ensemble des listes bruxelloises d'extrême droite rassemblait 310 candidats. En 2018, ils ne sont plus que 102. Avec à chaque fois une représentation supérieure pour le VB. Dix-sept candidats furent élus en 2006, quinze pour le VB, les deux autres pour le FN.



La N-VA un concurrent de taille
Le 14 octobre prochain, un seul duel aura lieu entre le Vlaams Belang et Nation, à Anderlecht. Dans les communes où ces deux formations se présentent, elles devront systématiquement faire face à une concurrence électorale de taille, constituée par les listes bruxelloises de la N-VA. Dont la propagande massive en français, dans la capitale, rappelle les heures sombres du Vlaams Blok lors des élections régionales de 1999.

Comme le VB, jadis, le parti de De Wever-Jambon-Francken ambitionne de devenir le premier parti flamand dans la région bruxelloise dans l'objectif, en mai 2019, d'intégrer automatiquement le prochain gouvernement régional. Pour cela, la N-VA doit gagner la bataille de Bruxelles aux communales. Son offensive est dès lors des plus massives. Sa première mission : siphonner les voix des anciens électeurs du Front national qui pour une partie votent, depuis sa disparition, pour le VB ou Nation.

Un constat comparatif entre 2018 et les deux précédentes élections à Bruxelles : si la demande d'extrême droite reste relativement forte dans plusieurs communes bruxelloises, l'offre a très fortement diminué. Une évidence : la militance d'extrême droite s'est réduite en peau de chagrin. Le même phénomène s'observe pour les partis populistes de la droite décomplexée, autres concurrents de Nation et du VB. Ce phénomène est également présent en Région wallonne.




REGION WALLONNE
SURVIVANCE DE DEUX PÔLES ÉLECTORAUX

Il y a douze ans, l'extrême droite en Wallonie se présente aux électeurs en ordre dispersé. Le Front national officiel et deux de ses scissions, le Front nouveau de Belgique (FNB) et le parti Force nationale (FNationale), déposent des listes ici et là. A La Louvière, l'ex-leader frontiste local propose, pour sa part, une liste intitulée « Wallon ». A Charleroi, l'électeur protestataire, xénophobe et antipoliticiens a le choix entre le FN, le FNB et FNationale. Deux de ces derniers se retrouvent en concurrence directe dans trois communes, à Châtelet, Liège-ville et Namur.




Situation ubuesque
Aux communales de 2012, la représentativité de la droite extrême est encore plus fracturée. Des listes portent les sigles FRONT-NAT et LEPEN (pour Ligue européenne, patriotique, égalitaire et nationaliste) au nom du Front national « canal historique », du parti Démocratie nationale (DN), de la Fédération des nationalistes wallons (FNW), du Parti des pensionnés, du Parti wallon, de la Nouvelle alliance francophone (NAF), de la Nouvelle Wallonie alternative (NWA), de Nation et du mouvement Wallonie d'abord.

La situation est souvent ubuesque. C'est le cas à Charleroi avec le dépôt de six listes différentes et concurrentes d'extrême droite.


Cure d’amaigrissement
En Wallonie, le nombre total de candidats est, comme à Bruxelles, en chute libre : 286 aux communales de 2006, puis 167 six ans après et 123 candidats aujourd'hui. Ce reflux militant est notamment le prix à payer des conflits intestins.

La diminution de la représentativité de l'extrême droite se démontre encore par ses résultats : entre 2006 et 2012, elle passe par exemple de 13 à 5 % à Châtelet, de 10 à 2 % à Courcelles, de 12 à 6 % à Pont-à-Celles et de près de 6 à 2 % à Liège-ville.

Un autre indicateur illustrant sa cure d’amaigrissement est le nombre d'élus le jour des élections : ils sont vingt-six en 2006, ils ne seront plus que six en 2012 sur l'ensemble de la Wallonie.


Deux pôles concurrents et ennemis

Suite aux multiples actions judiciaires menées parMarine Le Pen, l'aventure frontiste en Belgique, débutée en 1985 avec la création d'un Front national local sous la conduite du docteur Daniel Féret, prit fin définitivement en 2016. De cette situation libérant un espace politique, le mouvement Nation, mis sur pied en 1999 par des dissidents frontistes et d'autres opposants au « féretisme », espéra que son jour arriverait enfin, pour reprendre le leadershipde l'extrême droite francophone.

En 2017, Nation initia alors la création d'une « coordination patriotique » dans le but de rassembler les différents groupes nationalistes et identitaires existant encore en Wallonie, en vue des élections communales. Après des premières adhésions, ce pari capota cependant rapidement. Le pôle électoral de Nation n'est plus que constitué maintenant de ses troupes et des restes anorexiques de la Nouvelle Wallonie alternative (NWA). Voir à ce sujet l'épisode 2 de notre dossier élections 2018. 

Ce projet hégémonique de Nation était sans compter sur l'instinct de survie politique des derniers frontistes de souche. Issus du « canal historique » du FN, ils avaient déjà mis sur pied, en mars 2017, AGIR. C'est ce « nouveau » parti politique qui est parvenu à unir derrière son sigle les fractions toujours actives, ici et là, en Région wallonne : le Parti des pensionnés dans la région liégeoise, le groupe Agir ensemble à Dison, le Parti wallon implanté à La Louvière, des anciens de Wallonie d'abord et même une section quasi entière du Parti populaire dans le district d'Ath-Tournai-Mouscron.




Rapport de force au profit de ...
Le pôle électoral de Nation a déposé onze listes dans différentes communes wallonnes, tout comme le pôle conduit par AGIR. Ils seront l'un en face de l'autre uniquement à Charleroi. Partout ailleurs, les deux pôles rivaux se présentent séparément mais devront souvent faire face à la concurrence du Parti populaire (PP).

Si question listes, ils arrivent au même nombre, ce n'est pas le cas au niveau des candidats inscrits sur celles-ci : le mouvement Nation n'a pu trouver que quarante-neuf représentants, contre septante-quatre candidats sur les listes du parti AGIR. C'est donc l'ex-FN qui domine la scène politique et pourra éventuellement représenter l'alternative d'extrême droite aux élections régionales et législatives du mois de mai de l'année prochaine.



Reflux de l'offre
Premier bilan avant le 14 octobre : toujours divisée, mais sur une nouvelle forme (la création de pôles électoraux), l'extrême droite wallonne reste fragilisée par ses guéguerres internes qui l'empêche de s'unifier. Et de récolter des scores identiques à ceux des partis nationalistes, identitaires et populistes xénophobes ailleurs en Europe. Cette situation provoque automatiquement un reflux de l'offre pour les électeurs protestataires, dont certains louchent désormais entre le vote pour le PTB, le PP, le vote blanc ou l’abstention.

Quant à la demande en faveur d'un lepénisme à la belge, elle reste toujours d'actualité. Selon 
un sondage réalisé en 2012, s’ils en avaient le choix, plus de 12 % des Wallons voteraient pour Marine Le Pen. Un score sans doute encore plus important aujourd'hui dans les anciens fiefs électoraux de feu le FN belge : à Charleroi, La Louvière, Liège-ville, Dison.

Le 14 octobre prochain, qui de Nation, d’AGIR ou de leur concurrent direct, le Parti populaire, l’emportera pour offrir une réponse à la demande d’extrême droite en Wallonie.



MANUEL ABRAMOWICZ
Journal RésistanceS.be




Etude réalisée par l'Observatoire belge de l'extrême droite / Asbl RésistanceS
L'extrême droite aux élections communales du 14 octobre 2018
à Bruxelles et en Wallonie

TABLEAUX COMPARATIFS 2006, 2012 et 2018



Tableau n°1 – RÉGION DE BRUXELLES-CAPITALE
L’extrême droite aux 
élections communales de 2006, 2012 et 2018

2006
2012
2018

Nombre de communes

16
9
6
Nombre de listes
23
8
7

Partis présents (*)

FN
FNationale
FNB
FC
FDB
VB / Demol
DN
Nation
VB
Nation
VB

Nombre de candidats

310 candidats
(214 VB)
112 candidats
(95 VB)
102 candidats
(64 VB)
Nombre d'élus
17
1
Résultat le
14 octobre 2018
© Tableau : Observatoire belge de l'extrême droite - RésistanceS.be – 20/09/2018
(*)Sigles : DN (Démocratie nationale), FN(Front national), FNationale(Force Nationale, dissidence FN), FNB(Front nouveau de Belgique, dissidence du FN), FC(Force citoyenne, listes du parti Force Nationale, dissidence FN),FDB(Front démocratique bruxellois, dissidence FN) et VB(Vlaams Belang).


Tableau n°2 – BRUXELLES-CAPITALE
Commune par commune
L’extrême droite aux élections communales de 2006, 2012 et 2018

Sigles se trouvant dans le tableau n°2 : Demol(sigle du Vlaams Belag à Schaerbeek du nom de son chef de file bruxellois, l'ex-commissaire de police Johan Demol), DN(Démocratie nationale), FC(Force citoyenne, listes du parti Force Nationale, dissidence FN),FDB(Front démocratique bruxellois, dissidence FN), FN(Front national), FNationale(Force Nationale, dissidence FN), FNB(Front nouveau de Belgique, dissidence du FN), Nationet VB(Vlaams Belang).

Communes
2006
Résultats
2012
Résultats
2018
Anderlecht
3 listes : VB (36), FN (3) et Unie (6)
Total : 45 candidats
12,2%
4 élus : 3 VB et 1 FN
1 liste : VB
19 candidats
3,7 %
1 élu VB
2 listes : VB (14) et Nation (3)
17 candidats
Concurrents : LD et N-VA
Auderghem
Pas de liste
Pas de liste
Pas de liste
Berchem-St-Agathe
1 liste : VB
9 candidats

9,3 %
1 élu 
1 liste : VB
7 candidats

3,4 %
Aucun élu
1 liste : VB
3 candidats
Concurrent : N-VA
Bruxelles-ville
3 listes  : VB (36), FN (9), FC (5) et Unie (5).
Total : 55 candidats
8,6 %
2 élus VB
1 liste VB
18 candidats
2,2 %
Aucun élu
1 liste : VB
7 candidats
Concurrents : LD et N-VA
Etterbeek
1 liste : VB
6 candidats

3,8 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
Evere
2 listes : VB (11) et FDB (31)
Total : 42 candidats
9,1 %
1 élu VB
1 liste : Nation
12 candidats
4,4 %
Aucun élu
1 liste : Nation
35 candidats
Concurrents : N-VA et PP
Forest
Pas de liste
1 liste : Nation
7 candidats
1,2%
Aucun élu
Pas de liste
Ganshoren
1 liste : VB
9 candidats
8,4 %
1 élu VB
Pas de liste
Pas de liste
Ixelles
Pas de liste
Pas de liste
Pas de liste
Jette
1 liste : VB
35 candidats
8,9 %
3 élus VB
1 liste : VB
35 candidats
3,6 %
Aucun élu
1 liste : VB
37 candidats
Concurrent : N-VA
Koekelberg
1 liste : VB
3 candidats

7,5 %
1 élu VB
Pas de liste
Pas de liste
Molenbeek-St-Jean
3 listes : VB (17), FN (27) et FC (1)
Total : 45 candidats
11,2 %
3 élus : 2 VB et 1 FN)
1 liste : VB
6 candidats
2,2 %
Aucun élu
Pas de liste
Saint-Gilles
1 liste : VB
4 candidats

4 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
Saint-Josse-Ten-Noode
1 liste : VB
5 candidats

3,4 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
Schaerbeek
2 listes : Demol (36) et FN (9)
Total : 45 candidats
6 %
1 élu VB
1 liste : VB
10 candidats

1,4 %
Aucun élu
1 liste : VB
3 candidats

Concurrent : N-VA
Uccle
1 liste : FN
7 candidats

3,4 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
Watermael-Boitsfort
1 liste : FNB
2 candidats
2,6 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
Woluwé-Saint-Lambert
1 liste : FNationale
5 candidats
2,5 %
Aucun élu
1 liste : DN
5 candidats
1,1 %
Aucun élu
Pas de liste
Woluwé-Saint-Pierre
1 liste : FNB
1 candidats
1,7 %
Aucun élu
Pas de liste

TOTAL
16 communes(12 VB)
310 candidats
(214 VB)
17 élus
(15 VB et 2 FN)
9 communes(6 VB)
112 candidats
(95 VB)
1 élu : VB
6 communes(5 VB, 2 Nation)
102 candidats 
(64 VB)
Résultat le 14 octobre 2018
© Tableau : Observatoire belge de l'extrême droite - RésistanceS.be – 20/09/2018


Tableau n°3 – REGION WALLONNE
L’extrême droite aux élections communales de 2006, 2012 et 2018


2006
2012
2018

Nombre de communes

70
18
23

Nombre de listes

31
26
24

Partis présents (*)

FN
FNationale
FNB
Wallon
FN / LEPEN
FNW / UC
DN
NAF
Nation
NWA
PdP
PW
WdA
AGIR
(avec le PdP, AE et une ex-section du PP)
Nation
(avec la NWA)

Nombre de candidats

286
167
123
(74 candidats pour AGIR et 49 pour Nation)
Nombre d'élus
28
6
Résultat le
14 octobre 2018
© Tableau : Observatoire belge de l'extrême droite / RésistanceS.be 20/09/2018


(*) Sigles : AE (Agir ensemble, issu de Wallonie d'abord > WdA),AGIR(Action générale d'intérêt régionale, nouveau nom du FN), DN(Démocratie nationale), FN(Front national, sous l'appellation FRONT-NAT),FNationale(Force Nationale, dissidence FN), FNB(Front nouveau de Belgique, dissidence du FN), FNW(Fédération des nationalistes wallons, dissidence du FN), PdP (Parti des pensionnés), LEPEN(Ligue européenne, patriotique, égalitaire et nationaliste, liste du FN « canal historique),PW (Parti wallon, nouveau nom en 2012 de la liste Wallon, uniquement dans une commune), NAF(Nouvelle alliance francophone, dissidence locale du FN, uniquement dans une commune), NWA(Nouvelle Wallonie alternative, dissidence du FN), UC(Union communale, liste du FNW uniquement dans une commune), et WdA(Wallonie d'abord, nouveau nom en 2012 de FNationale).


SITUATION PAR PROVINCE EN WALLONIE

Tableau n°4 – PROVINCE DU HAINAUT

L’extrême droite aux élections communales de 2006, 2012 et 2018


Sigles : AGIR (Action générale d'intérêt régionale, nouveau nom du FN), DN (Démocratie nationale), FN (Front national, sous l'appellation FRONT-NAT),FNationale (Force Nationale, dissidence FN), FNB (Front nouveau de Belgique, dissidence du FN), FNW (Fédération des nationalistes wallons, dissidence du FN), LEPEN (Ligue européenne, patriotique, égalitaire et nationaliste, liste du FN « canal historique),PW (Parti wallon, nouveau nom en 2012 de la liste Wallon, uniquement dans une commune), NAF (Nouvelle alliance francophone, dissidence locale du FN, uniquement dans une commune), NWA (Nouvelle Wallonie alternative, dissidence du FN), UC (Union communale, liste du FNW uniquement dans une commune), et WdA (Wallonie d'abord, dissidence du FN).


Communes
2006
Résultats
2012
Résultats
2018
Beloeil
Pas de liste
Pas de liste
1 liste : Nation
1 candidat
Charleroi
3 listes : FN (4 cand.),FNationale (9 cand.) et FNB (3 cand.)
16 candidats

13 %
4 élus
6 listes : FN (3 cand.), FNW (17 c.), DN (9 c.), Nation (9 c.), NWA (13 c.) et WdA (1 c.).
Total :

52 candidats
11,1 %
2 élus pour le FN
2 listes : AGIR (11 cand.) et NWA-Nation (22 c.)
33
 candidats
Concurrents : LD et PP.
Châtelet
2 listes : FN (13 cand.) et FNationale (9 cand.)
22 candidats
13,6 %
3 élus
1 liste : LEPEN
5 candidats
5,4 %
1 élu
1 liste : AGIR
5 candidats
Courcelles
1 liste : FN
11 candidats
10,7 %
3 élus
1 liste : NWA
3 candidats
2,8 %
Aucun élu
Pas de liste
Fleurus
1 liste : FN
6 candidats
9,1 %
2 élus
1 liste : LEPEN
23 candidats
7,1 %
1 élu
1 liste : AGIR
27 candidats
Pas de concurrents
Frameries
Pas de liste
Pas de liste
1 liste : AGIR
2 candidats
Concurrents : PP et LD
Honnelles
1 liste : FN
6 candidats
3 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
La Louvière
2 listes : FN (6) et Wallon (12)
Total :
18 candidats
8,6 %
3 élus
2 listes : FNW (14 cand.) et PW (10 c .)
Total :
24 candidats
7 %
1 élu FNW
1 liste : AGIR
9 candidats
Concurrent : PP
Manage
Pas de liste
1 liste : WdA
4 candidats
5 %
Aucun élu
1 liste : AGIR
4 candidats 
Momignies
Pas de liste
Pas de liste
1 liste : Nation
2 candidats
Mons
1 liste : FN
6 candidats
8,4 %
3 élus
Pas de liste
Pas de liste
Morlanwelz
Pas de liste
Pas de liste
1 liste AGIR
5 candidats
Pas de concurrent
Pecq
1 liste : FN
14 candidats
2,9 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
Péruwelz

1 liste : FN
15 candidats
5,9 %
Aucun élu
Pas de liste
1 liste : Nation
candidats
Pont-à-Celles
1 liste : FN
11 candidats
12,6 %
3 élus
2 listes :
UC-FNW (11 cand.) et WdA (1 cand.)
Total :
12 candidats
6,5 %
Aucun élu
Pas de liste
Quaregnon
1 liste : FN
6 candidats
11,3 %
2 élus
Pas de liste
Pas de liste
Saint-Ghislain
1 liste : FN
6 candidats
6,4 %
1 élu
1 liste : NAF
9 candidats
3,2 %
Aucun élu
Pas de liste
Soignies
1 liste : FNationale
9 candidats
4 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
Tournai
1 liste : FN
9 candidats
4,1 %
Aucun élu
Pas de liste
1 liste : Nation
candidats
TOTAL
14 communes
18 listes
3 partis
155 candidats
24 élus
8 communes
15 listes
8 partis
132 candidats
5 élus
11 communes
12 listes
3 partis
94 candidats
(
63 AGIR, 31 Nation)
© Tableau : Observatoire belge de l'extrême droite / RésistanceS.be 20/09/2018


Tableau n°5 – PROVINCE DE LIEGE
L’extrême droite aux élections communales de 2006, 2012 et 2018

Sigles : 
AE (Agir ensemble, issu de Wallonie d'abord > WdA), FN (Front national, sous l'appellation FRONT-NAT),FNationale (Force Nationale, dissidence FN), FNB (Front nouveau de Belgique, dissidence du FN), PdP (Parti des pensionnés) et WdA (Wallonie d'abord, dissidence du FN).

Communes
2006
Résultats
2012
Résultats
2018
Ans
Pas de liste
Pas de liste
1 liste : Nation1 candidate
Chaudfontaine


1 liste : AGIR
1 candidat
Dison
1 liste : FNationale
10 candidats
8,4 %
1 élu
1 liste : WdA
1 candidat
6,2 %
1 élu
1 liste : AGIR
(avec AE)
3 candidats
Concurrent : PP
Esneux
1 liste : FNationale
10 candidats
3,8 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
Flémalle
Pas de liste
1 liste : WdA
2 candidats
2,8 %
Aucun élu
Pas de liste
Fléron
Pas de liste
Pas de liste
1 liste : AGIR
1 candidate
Concurrent : PP
Herstal
Pas de liste
1 liste : WdA
1 candidats
1,9 %
Aucun élu
Pas de liste
Liège-ville
2 listes : FN (12) et
FNationale (10)
Total : 22 candidats
5,7 %
1 élu FN
1 liste : PdP
7 candidats
2,4 %
Aucun élu
1 liste : AGIR
(avec PdP)
5 candidats
Concurrents : PP
Seraing
Pas de liste
1 liste : WdA
2 candidats
3,1 %
Aucun élu
1 liste : AGIR
1 candidat
Concurrents : PP et LD
Verviers
1 liste : FNB
14 candidats
6,3 %
1 élu
Pas de liste
1 liste : Nation
candidat
Concurrents : PP et LD 
Waremme
1 liste : FN
12 candidats
3,6 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
TOTAL
5 communes
6 listes
3 partis
68 candidats
3 élus
5 communes
5 listes
2 partis
13 candidats
1 élu
7 communes
7 listes
2 partis
13 candidats

(11 AGIR, 2 Nation)
© Tableau : Observatoire belge de l'extrême droite / RésistanceS.be 20/09/2018


Tableau n°6 – PROVINCE DE NAMUR
L’extrême droite aux élections communales de 2006, 2012 et 2018

Sigles : FN 
(Front national, sous l'appellation FRONT-NAT), FNationale (Force Nationale, dissidence FN), FNB (Front nouveau de Belgique, dissidence du FN), LEPEN (liste déposée par le FN « canal historique »), NWA (Nouvelle Wallonie alternative, dissidence du FN) et WdA (Wallonie d'abord, dissidence du FN).


Communes
2006
Résultats
2012
Résultats
2018
Couvin
Pas de liste
Pas de liste
1 liste : Nation
5 candidats
Dinant
1 liste : FNB
11 candidats
2,3 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste

Fernelmont 

Pas de liste
Pas de liste
1 liste : Nation
1 candidat
Gesves
1 liste : FNB
10 candidats
2,7 %
Aucun élu
1 liste : NWA
2 candidats
1,20%
Aucun élu
Pas de liste
Namur
2 listes : FN (10) et
FNationale (6)
16 candidats
5,2 %
Aucun élu
1 liste : NWA
2 candidats
2,3 %
Aucun élu
1 liste : Nation
2 candidats
Concurrent : PP
Sambreville
1 liste : FN
1 candidat
6,7 %
1 élu
2 listes : LEPEN (7 cand.) et
WdA (1 cand.)
Total :
8 candidats
6,2 %
Aucun élu
Pas de liste
Sombreffe
1 liste : FNB
12 candidats
2,8 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste

Viroinval 


Pas de liste
Pas de liste
1 liste : Nation
1 c
andidat
TOTAL
5 communes
6 listes
3 partis
50 candidats
1 élu
3 communes
4 listes
3 partis
12 candidats
Aucun élu
4 communes
4 listes
1 parti
9 candidats Nation
© Tableau : Observatoire belge de l'extrême droite / RésistanceS.be 20/09/2018


Tableau n°7 – PROVINCE DU BRABANT WALLON

L’extrême droite aux élections communales de 2006, 2012 et 2018

Sigles : FN (Front national) et NWA (Nouvelle Wallonie alternative, dissidence du FN).

Communes
2006
Résultats
2012
Résultats
2018
Orp-Jauche
Pas de liste
1 liste : NWA
8 candidats
0,5 %
Aucun élu
Pas de liste
Waterloo
1 liste : FN
13 candidats
2,6 %
Aucun élu
Pas de liste
Pas de liste
TOTAL
1 commune
1 liste
13 candidats
Aucun élu
1 commune
1 liste
8 candidats
Aucun élu
Aucune commune
© Tableau : Observatoire belge de l'extrême droite / RésistanceS.be 20/09/2018


Tableau n°8 – PROVINCE DU LUXEMBOURG
L’extrême droite aux élections communales de 2006, 2012 et 2018
Sigle : FNW
(Fédération des nationalistes wallons, dissidence du Front national).

Communes
2006
Résultats
2012
Résultats
2018
Hotton
Pas de liste
1 liste : FNW
2 candidats
2,8 %
Aucun élu
Pas de liste
Saint-Hubert
Pas de liste
Pas de liste
1 liste : Nation
candidats 
Concurrent : PP
TOTAL
Aucune commune
1 liste
1 commune
2 candidats
Aucun élu
1 liste
1 commune
7 candidats Nation
© Tableau : Observatoire belge de l'extrême droite / RésistanceS.be 20/09/2018




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    Extrême(s) droite(s) francophone(s) : qui est qui ? (4/9)


    2012 – 2018 : qui n'est plus présent ? (5/9)

    Les « identitaires » belges se revendiquent toujours de Marine Le Pen (6/9)


    La « droite décomplexée » est-elle d'extrême droite ? (7/9)


    Le Vlaams Belang quitte ou double (8/9)


    Bilan des élections de 2018 pour la droite pure et dure (9/9)




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