mardi 23 juillet 2019

Football populaire contre le racisme à Anderlecht


[RésistanceS.be – Jeudi 11 juillet 2019]



SUR LE TERRAIN – Samedi dernier, la quatrième édition du Tournoi de football antiraciste s'est déroulée dans la commune bruxelloise d'Anderlecht. Un rassemblement annuel qui fédère des collectifs politiques, syndicalistes, des jeunes et des moins jeunes, des garçons et des filles. De Bruxelles et de Flandre, mais aussi de Paris et de Lille. De toutes origines. Pour jouer tous ensemble avec un ballon rond pour enjeu. Et brandir bien haut les drapeaux de la solidarité, de la fraternité et de l'égalité – REPORTAGE PHOTOS DE RÉSISTANCES.BE


Le football est devenu surtout du business de haut niveau. Il s'agit alors d'un sport de combat financier. Les joueurs s'achètent à coups de millions. Les mécènes sont devenus de gros investisseurs sans scrupules ni respect des lois sportives et des autres législations. Comme le confirme la lecture des rubriques des faits divers financiers qui éclaboussent le foot professionnel. Mais, heureusement, des expériences positives nous rappellent la fidélité de beaucoup aux traditions populaires de ce jeu sportif, apparu en Grande-Bretagne au milieu du dix-neuvième siècle. Y compris dans ses sphères élevées, comme le démontrent les exploits du Red Star football club, symbole parisien d’un football banlieusard et populaire, et ceux du FC Sankt Pauli à Hambourg (sur ces deux FC, voir liens à la fin de cet article). Direction maintenant à plus de localisme, en particulier sur les bords de la frontière régionale bruxello-flamande.

Ce samedi 6 juillet au milieu de la matinée, il fait déjà bien chaud sur le Terrain de sport Corneille Barca, du nom du bourgmestre de Saint-Gilles, avant l'ère Picqué. Par manque de place chez elle, cette commune bruxelloise possède dans celle d'Anderlecht, depuis plusieurs années, un important espace sportif. Constitué de plusieurs cours de tennis, mais surtout de quatre grands terrains de football. C'est là-bas que la quatrième 
édition du Tournoi de football antiraciste s'est déroulée.







Un autre football est possible

L'affiche de ce tournoi inédit se trouvant à son entrée est bilingue, français-néerlandais. Ses organisateurs sont des collectifs politiques, de tendance gauche radicale et libertaire anticapitalistes, des membres des Unionistes antifascistes supporters de l'Union Saint-Gilloise, mais aussi des associations issues des immigrations et de l'antifascisme militant. Sur les abords des terrains, des banderoles et des drapeaux ont été placés, dont le fanion du journal antifasciste RésistanceS. Ils singularisent les aspirations engagées de ces supporters d'un football du, pour et avec le peuple.

Le mode d'organisation est plutôt – carrément, en fait – autogéré. Les équipes qui vont s'y « affronter » autour du ballon rond sont constituées de groupes politiques existants (de l'Union communiste libertaire, une section du syndicat anar Confédération nationale du travail, du Secours rouge, des JOC du Mouvement ouvrier chrétien, de l'association greco-turque « Sokaki »...), d'une maison de jeunes d'un quartier populaire bruxellois ou d'équipes constituées à l'occasion de cette joute sportive non-conformiste. Elles viennent de Bruxelles et de la Cité ardente, avec une présence marquée des Ultra inferno, les supporters dynamiques du Standard de Liège, alias les « 
Rouches ».

Ce sport étant sans frontières, y compris la linguistique, des Flamands de la capitale, d'Antwerpen et de Leuven sont aussi là, et bien là. Les louvanistes sont d'abord des jeunes boxeurs néerlandophones du club sportif autonome « Partizan », qui peuvent aussi jouer du coup de pied comme des as. Et nous démontrer que le groupuscule d'extrême droite Schild & Vrienden ne peut nullement représentée la jeunesse flamande.



Antifascisme et solidarité internationale

Des sportifs militants de France ont également traversé le Quiévrain pour y venir. Ils sont de Lille et de Paris. Les Parisiens proviennent du Ménilmontant Football Club qui revendique, haut et fort, ses racines populaires et ses engagements pour des causes politiques, comme le sont la lutte contre le racisme, l'antifascisme ou la solidarité internationale avec le peuple palestinien et le Kurdistan libre (voir l'article « À Ménilmontant, un autre football est possible » du web-journal Basta, lien ci-dessous).

Ce sport autour d'un ballon, dont le but reste de marquer dans le 
goal d'en face, est ici décliné en noir, en blanc et en couleur. Les équipes sont mixtes en genre et en âge. Des hommes et des femmes, des adultes et quelques enfants de 10-12 ans jouent tous ensemble. Dans un esprit collectif et avec, toujours, le plaisir mutuel commeessentiel.

Ce samedi, un autre football, non concurrentiel, opposé au virilisme ambiant, au machisme et au manichéisme, s'est joué à Anderlecht sous le soleil de ce début d'été 2019. Rendez-vous dans un an, avec une équipe du journal RésistanceS, au cinquième 
Tournois de football antiraciste.


SIMON HARYS
web-journal
 RésistanceS.be
Observatoire belge de l'extrême droite



NOTRE REPORTAGE PHOTOS


































POUR PLUS D'INFOS SUR LE FOOT POPULAIRE

Que lire sur le football populaire et militant ? Le web-journal RésistanceS.be vous a sélectionné trois articles de presse :

> « À Ménilmontant, un autre football est possible », un article d'Adrien Ortavent et Ludovic Ferro du web-journal Basta, publié le 20 avril 2016, pour le lire CLIQUEZ ICI
> « De retour en Ligue 2, le Red Star craint pour son identité populaire », article de Nicolas Guillermin, publié sur le site du quotidien communiste français « L'Humanité », le 11 Mai, 2015 CLIQUEZ ICI
> « Allemagne: le FC Sankt Pauli, le foot engagé sous les drapeaux pirate et LGBT », dépêche de l'AFP (Agence France presse), publié sur le site du quotidien catholique français « La Croix », le 28 septembre 2018 CLIQUEZ ICI 



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© Article du journal en ligne  RésistanceS.be| Bruxelles | Jeudi 11 juillet 2019| info@resistances.be | Archives (1997-2014) : www.resistances.be

mercredi 10 juillet 2019

« Fakes news » et autres « fatwas » contre un journal engagé


[RésistanceS.be – Mercredi 10 juillet 2019. Version réactualisée de la première édition in « LE JOURNAL de résistance(s) », n°1, mai-juin 2019, page 2| info@resistances.be].



Affiche du journal RésistanceS.
MISE AU POINT – RésistanceS est entièrement réalisé par des journalistes indépendants et des militants sur une base bénévole, pendant leurs soirées, week-ends, congés ou vacances. Nous ne recevons aucun subside ni « financement occulte », contrairement aux fakes news diffusées par ceux que nous dérangeons. Et dont certains nous font des procès – CONTRE LES INFOX

Les ennemis de la presse engagée diffusent en effet diverses fausses informations qui se transforment, comme ont disait jadis, en rumeurs diverses, variées, les plus ridicules les unes que les autres : « RésistanceS.be, ce n'est pas un journal. C'est un groupuscule gauchiste », « Il est protégé par l’establishment », « Il reçoit des milliers d'euros par le pouvoir pour s'attaquer aux partis nationalistes », « Ce sont des antifascistes bourgeois actifs uniquement derrière leur clavier », « C'est un repère de sionistes » pour certains fascistes (encore antisémites) ou pour, au choix, des identitaires racisés qui les rejoignent sur ce point-là (et également d'autres), « une officine d'antisionistes islamo-gauchistes pro-palestiniens » pour des nervis du front d'en face.

Les mauvaises langues et la bêtise sectaire n'ont pas de limites. Le bêtisier de nos adversaires et ennemis est bien rempli.

Mais cela ne suffit pas. Ils veulent encore nous faire taire par tous les autres moyens possibles : menaces de mort (toujours anonymement bien entendu, le « facho lambda » est un lâche), droits de réponse (partisans de la liberté d'expression et du droit à la défense, ils sont systématiquement publiés chez nous), menaces d'actions judiciaires, plaintes déposées, procès...

En vingt-deux ans d'existence – le premier numéro du journal papier « RésistanceS » sortait en effet le 1erMai 1997 – nous avons dû subir une quinzaine de plaintes judiciaires (de l'ex-président du Front national, d'un conseil communal du Vlaams Belang, d'un député fédéral frontiste, d'un candidat des Listes Destexhe...) et parfois même nous avons été convoqués dans des commissariats de police pour y être auditionnés (la dernière fois fut le 5 juillet dernier !). La majorité de ces fatwas judiciaires d'extrême droite a été classée sans suite par le parquet. Nous ne nous sommes au final retrouvés que quatre fois dans une salle d'audience pour y être jugés pour nos articles. A l'exception d'une seule fois, où nous avons été à demi condamnés avec suspension du prononcé et tout de même acquitté pour le second motif d'inculpation, nous avons gagné tous nos procès.

Lors du procès en 2014 de "GPT", dirigeant du Front national, contre RésistanceS © RésistanceS Bart Lemmens

Suite à une plainte déposée contre nous au Conseil de déontologie journalistique, le CDJ, par un journaliste professionnel, suite à notre démonstration pédagogique de son non respect du code de déontologie de la profession, ce Conseil nous a donné raison sur toute la ligne.

Comme une de nos affiches le dit : « Le journalisme est un engagement à risque, nous le savions, l'avons pris, le poursuivrons ! ». En 2019, cet engagement est encore plus que jamais nécessaire.

Vous l'aurez compris, nous sommes un média engagé qui dérange ceux qui veulent revenir au temps de la censure pour tuer la liberté d'expression et la liberté de la presse. Nous savons qui nous sommes et nous connaissons très bien nos adversaires et nos ennemis. Ils ne nous feront pas taire. Nous continuerons de les déranger par nos articles et enquêtes d'investigation journalistique. Venceremos !





LA RÉDACTION

web-journal RésistanceS.be
Observatoire belge de l'extrême droite



Article du mensuel de l'Association des journalistes professionnels
de Belgique sur le premier numéro du « LE JOURNAL de résistance(s) ».






























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© Article du journal en ligne RésistanceS.be|asbl RésistanceS|N° 478574442|Bruxelles|Mercredi 10juillet 2019| Première édition in « LE JOURNAL de résistance(s) », n°1, mai-juin 2019, page 2, version papier de notre web-journal| info@resistances.be | Archives (1997-2014) : www.resistances.be

dimanche 30 juin 2019

Les jeunes de Déclik et RésistanceS ensemble à la RTBF

[RésistanceS.be – Samedi 29 juin 2019]

SUR LE TERRAIN – Nous ne sommes pas qu'une rédaction de journalistes engagés contre l'extrême droite et ses multiples variations : raciste, antisémite, inégalitaire, antisociale ... RésistanceS est aussi actif sur le terrain des luttes. Comme le démontrent nos activités d'éducation permanente avec l'association de jeunes DécliK – ET A LA TÉLÉVISION.






Ce mercredi l'asbl RésistanceS, éditrice des journaux « RésistanceS.be » et du « JOURNAL de résistance(s) », dans le cadre de des activités de son Centre d'études et de formation pour l'action démocratique, a organisé une visite de la RTBF avec une dizaine de jeunes de l'asbl Declik , une association populaire du quartier Sud-Midi de la commune bruxelloise de Saint-Gilles.

Cette présence dans les locaux de Reyers de la chaine de télévision et de radio publiques francophones a débuté par une visite de ses coulisses. Les jeunes se sont ainsi rendus dans plusieurs studios où se font les émissions télés, radios et le journal télévisé de la RTBF. Des explications ont été données sur les réalités professionnelles de ceux que nous écoutons et regardons quotidiennement. Cette visite dans le cadre du travail d'éducation permanente du Centre d'études et de formation pour l'action démocratique de l'asbl RésistanceS était plus qu'utile et intéressante.







Nous avons ensuite tous ensemble participé, dans le public, à l'émission de débat politique en direct « A votre avis » présentée et animée par le journaliste Sacha Daout. Le thème de ce soir-là : Majorité coquelicot : révolution ou mascarade ? Autour de la table se trouvaient : les députés wallons Christine Morreale (PS) et Manu Disabato (Ecolo), et les ministres sortants Pierre-Yves Jeholet (MR) et Alda Greoli (CDH). Dans le public, avec nous, il y avait aussi pour intervenir en direct : Olivier de Wasseige, administrateur délégué et directeur général de l’Union Wallonne des Entreprises, Arnaud Zacharie du Centre national de coopération au développement (CNCD-11.11.11), Adelaïde Charlier, la leader des jeunes pour le climat, Thierry Bodson, dirigeant de la FGTB wallonne, et Mathias El Berhoumi, professeur de droite à l'Université catholique Saint-Louis). Sans oublier le dessinateur vedette de l'émission, Pierre Kroll.






Avec la « nouvelle génération »

Ce n'est pas la première fois, loin de là, que RésistanceS organisait une action avec l'association DécliK, dirigé professionnellement comme il le faut par Samira Benallal. Depuis 2017, nous nous activons sur le terrain avec les jeunes qui en sont membres.

Cela fut le cas avec notre présence commune à la commémoration de la Révolte des combattants juifs du Ghetto de Varsoviedans le quartier de Curghem à Anderlecht, proposée par l'Union des progressistes juifs de Belgique (UPJB), lors de la « Manif Stop racisme », le 24 mars dernier, avec la constitution d'un bloc des plus dynamiques et des plus revendicatifs (notre slogan principal fut repris à l'ouverture de la séquence du journal télévisé de la RTBF sur cette manif annuelle contre le racisme), durant la Fête du Premier Mai qui s'est tenu une fois encore sur la Place Rouppe dans le centre de Bruxelles-ville.

Être actifs sur le terrain des luttes avec ces jeunes, qui se caractérisent par leur unité, la possession de ressources variées et leur engagement déterminé, issus de l'immigration nord-africaines et des classes populaires de Bruxelles, est non seulement un réel plaisir, mais aussi une nécessité et un enrichissement personnel pour chacun d'entre-nous. Elles et ils sont la nouvelle génération qui vient nous renforcer dans le combat permanent pour un monde meilleur. Contre le racisme, l'extrême droite, ses influences multiples dans la société et pour la fraternité, l'égalité et la liberté.

MANUEL ABRAMOWICZ


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Observatoire belge de l'extrême droite



REPORTAGE PHOTOS DE NOTRE VISITE A LA RTBF










Mission accomplie !


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« Le Peuple » de Modrikamen au bord de la crise de nerfs


[RésistanceS.be – Vendredi 28 juin 2019]

DÉRIVES –Après la déroute électorale du Parti populaire (PP), « Le Peuple » de Mischaël Modrikamen se radicalise encore. Dans une prose parfois ordurière le web-journal populiste aligne contre-vérités et amalgames. La déontologie du media de l'ex-PP pose question– RADIOSCOPIE



Depuis ses débuts, en 2009, le Parti populaire multiplie les dérives.
Elles se poursuivent toujours dans son organe de presse.


Le PP a été dissout mais il bouge encore. Sur le site « Lepeuple.be » (le media de l'ex- PP, qui sera maintenu), quelques proches de Modrikamen se défoulent. Intervenant généralement sous pseudo, ils multiplient les écrits revanchards. Amers suite au krach électoral qui a rayé le 26 mai dernier le PP de la carte politique fédérale et régionale, ils flinguent tous azimuts.

La RTBF et RTL, bêtes noires du PP, sont assimilées à « deux serpillières de la désinformation wallonne ». Les journalistes sont des « larbins » du pouvoir. Dans le viseur également, tous les partis démocratiques, assimilés à « des profiteurs qui nous piquent 60 millions d'argent public » (ndlr : les dotations pour les partis ayant des élus au parlement).


Son obsession : les « gauchofascistes »

Les députés bruxellois sont élégamment comparés à des « sagouins » (sic). Quant à Pierre Kompany, député CDH d'origine congolaise, il est dépeint sous les traits du « clown chocolat, vedette de cirque du début du 20ème siècle » (resic).

Les rédacteurs de ce « Peuple », voient des barbus sanguinaires à chaque coin de rue. Ils ont des hallucinations. « Sur 17 élus PS au parlement de Bruxelles-Capitale, 11 sont islamistes », écrivent-ils très sérieusement. Bruxelles est présentée comme « une ville islamique ». La description de la capitale est apocalyptique : « Place De Brouckère, les femmes 'dévoilées' se font insulter, voire agresser, par des personnes se réclamant de l'islam ». Le media de l'ex-PP lance un appel : « Bruxellois, quittez Bruxelles... une ville où l'islam se trouve en pays conquis ».

« Lepeuple .be » fustige également « l'invasion violente des réfugiés ». « Les ONG du genre Amnesty International et la Ligue des Droits de l'homme leur ont assuré une vie de nabab en Europe », affirme le web-journal populiste.

Ce dernier met en cause « le cinéma électoral en Walbanie et au Bruxellistan ». Il accuse l'écologiste Jean-Marc Nollet, de vouloir implanter en Belgique un « fascisme rouge », avec ses amis « gauchofascistes » d'Ecolo. « L'islamisme le plus extrémiste gangrène les rouages de l'État », martèlent les amis de Modrikamen.



Comme l'extrême droite, l'immigration
est sa cible principale.
Appels à la haine

Le web-journal reproduit des photos d'enfants djihadistes en armes, paradant sous l'effigie du drapeau de Daech, avec cette légende : « Voici les petits camarades de vos enfants à la rentrée ».

Les commentaires des lecteurs - non filtrés semble-t-il – sont parfois d'authentiques appels à la haine. Ils visent aussi bien la gauche - « Cette gauche collabo devra rendre des comptes un jour. Vivement l'épuration ! » - que la droite - « Didier Reynders, ce serait peut-être bien lui le boss de tout ce trafic de djihadistes ! ».

Après le rejet massif de leurs thèses délirantes par les électeurs, les maigres troupes de l'ex- PP sont visiblement au bord de la crise de nerfs. Amalgames, contre-vérités, prose parfois raciste et ordurière : la déontologie du « Peuple » de Modrikamen pose question.


CLAUDE DEMELENNE

web-journal
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