Les Ouïghours musulmans persécutés par la Chine « communiste »

[RésistanceS.be – Jeudi 24 octobre 2019]

Femmes musulmanes ouïghours après une opération de répression de l'armée chinoise.
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Ce jeudi, Ilham Tohti, un intellectuel ouïghour, condamné pour « séparatisme » à la prison à vie en Chine, a reçu le prix Sakharov des droits de l’Homme du Parlement européen. Voici en exclusivité pour les lecteurs de notre blog d'infos, le début de l'article de Claude Demelenne, écrit le 6 octobre dernier, qui sera publié dans le numéro deux du JOURNAL de résistances, dénonçant la répression des Ouïghours musulmans.

PEUPLE MUSULMAN OPPRIMÉ – La République populaire de Chine, créée par Mao, vient de célébrer ses 70 ans d'existence. Tous les Chinois n'avaient pas le cœur à la fête. Certainement pas les Ouïghours musulmans, humiliés, malmenés et traqués, par Pékin. Face au cauchemar sans fin de cette population chinoise, la communauté internationale réagit mollement. Curieusement, bon nombre de pays musulmans soutiennent les autorités communiste et n'affichent aucune solidarité avec les Ouïghours persécutés pour leurs convictions religieuses – GUERRE COLONIALISTE DE LA CHINE

Sous prétexte de « lutte contre le terrorisme », le Parti Communiste Chinois (PCC) se livre à un véritable ethnocide contre les Ouïghours musulmans, vivant dans la région « autonome » du Xinjiang, dans le Nord-Ouest du pays. Les dirigeants chinois utilisent les pires méthodes de coercition pour mettre au pas la population, particulièrement la minorité musulmane : camps de rééducation où sont enfermés plus d'un million d'Ouïghours, emprisonnement, condamnations à mort et « disparition » des intellectuels critiques, lavage de cerveau de centaines de milliers d'enfants séparés de leurs parents et placés de force dans des internats, déplacement massif de prisonniers pour les couper de leur culture, climat de terreur et répression sans précédent dans l'ère postmaoïste... Toute la panoplie d'un État totalitaire, paranoïaque et brutal, est déployée. Les succès économiques de la Chine – indéniables même si les inégalités sociales sont abyssales entre la majorité pauvre de la population et la minorité de milliardaires - ne peuvent faire oublier que cette république dite « populaire », de près d'un milliard et demi d'habitants sur une superficie de neuf millions et demi de km2,reste une dictature impitoyable. 

LE RÉGIME CHINOIS PIÉTINE SON PEUPLE. En Chine, on ne change pas une formule qui « gagne ». Depuis 1949, les dirigeants communistes sont restés fidèles à une ligne de conduite fondée sur deux convictions inébranlables. D'une part, l'idéologie et les choix politiques du Parti sont indiscutables et doivent être imposés par la force. D'autre part, ceux qui n'adhèrent pas aux choix éclairés de ce même parti – s'ils n'ont pas été condamnés à mort et exécutés – sont « rééduqués » afin d'être remis dans le droit chemin. C'est le cas des Ouïghours musulmans, qui disputent aux boudhistes tibétains la palme peu enviable de la minorité religieuse la plus harcelée et réprimée de Chine. Cyniquement, le régime n'hésite jamais à piétiner son peuple lorsque celui-ci ne marche pas dans les clous semés par le PCC tout-puissant.

UN MUSULMAN SUR DIX EMPRISONNÉ. La région du Xinjiang compte 21 millions d'habitants, dont environ dix millions d'Ouïghours musulmans. Selon les estimations, notamment des associations d'Ouïghours à l'étranger, pas moins d'un million de ceux-ci, soit 10% de leur nombre total dans la région, seraient emprisonnés dans des camps d'internement extrajudiciaires, où ils sont soumis à un régime de travail forcé inhumain et endoctrinés afin qu'ils renoncent à leur culture et à leur foi. Après avoir nié, dans un premier temps, l'existence de ces camps ultrasécurisés, les autorités de Pékin ont légalisé, en octobre 2018, ce qu'ils appellent des « établissements d'enseignement » (sic), présentés comme des « camps de transformation par l'éducation ».

PORTER UNE BARBE, FAIRE LE RAMDAM : SIGNE D'« EXTRÉMISME » ! Pour le PCC, il s'agit d'opérer la « déprogrammation » forcée de la foi des Ouïghours musulmans, massivement assimilés à des « séparatistes », des « terroristes », des « sympathisants d'Al Qaïda ». Certes, il existe, dans le Xinjiang, de petites organisations violentes, prônant un islam radical. Quelques centaines d'Ouïghours auraient fait allégeance à l'Organisation de l'État islamiste (OEI, Daesh). Des émeutes ont eu lieu en 2009, à Urumqi, la capitale du Xinjiang, faisant 197 morts, la plupart des Chinois Hans, l'ethnie majoritaire dans le pays. Les islamistes ont fomenté des attentats dans la région jusqu'en 2014. Action de lutte armée qui furent fermement condamnées par les dirigeants Ouïghours …LA SUITE DE CET ARTICLE EST À LIRE dans le numéro 2 du périodique papier LE JOURNAL de résistances.

CLAUDE DEMELENNE
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