dimanche 4 octobre 2015

RésistanceS.be dans « La Libre » pour décrypter l'antidote du VB contre la N-VA


[RésistanceS.be – Mercredi 30 septembre 2015]

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Qui est le jeune président du Vlaams Belang (VB) ? Quelle est la mission de Tom van Grieken (ci-contre en photo) ? Sa cible désignée est clairement le parti « nationaliste soft » de Bart De Wever, la N-VA. Le journal La Libre Belgique a demandé à RésistanceS.be les raisons de ce choix. Qui s'intègre dans la stratégie de la formation d'extrême droite pour récupérer son électorat perdu.


Consacrant un dossier sur la nature idéologique de la N-VA (Nieuw-vlaamse Alliantie), le parti de
Bart De Wever, fondé en 2001, sur les cendres de la vieille Volksunie,
La Libre Belgique a publié un article sur Tom van Grieken (TVG), le président du Vlaams Belang (VB).

Pour en brosser le portrait, le quotidien francophone a demandé l'avis de Manuel Abramowicz, notre rédacteur en chef. Une très mauvaise nouvelle pour ceux qui souhaitent nous faire taire.


Sourire « pepsodent » et nouveau visage

Pour RésistanceS.be, TVG est clairement un antidote mis en circulation par Filip
Dewinter et Gerolf Annemans, les deux patrons historiques du parti d'extrême droite nationaliste flamand, contre la N-VA. D'orientation « 
nationaliste soft », l'Alliance néo-flamande est un des acteurs de premier plan du pouvoir, d'Anvers à la rue de la Loi.

Depuis les élections communales de 2006, la formation « réformiste » conduite par Bart De Wever est la principale raison du plongeon du VB aux élections en-dessous de la barre des 10 %. Le parti identitaire national-flamand devait donc impérativement passer à la contre-offensive pour s'assurer une survie dans la paysage politique.

Jeune (28 ans) et avec son sourire « 
pepsodent », TVG est le nouveau visage du vieux parti d'extrême droite, créé en 1978 sous le nom de Vlaams Blok. Sa mission : attirer les ex-électeurs du VB qui ont coché le nom de la N-VA sur leur bulletin de vote aux dernières élections, mais qui sont désormais déjà déçus des compromissions du parti de De Wever concédées pour participer au gouvernement fédéral. C'est pourquoi, le Vlaams Belang se présente comme étant l'unique original d'une tendance radicale pure et dure. L'enjeu est de taille. Coûte que coûte, il doit récupérer le leadership du mouvement nationaliste flamand. Pour y parvenir, le VB désigne la N-VA comme le principal traitre à ce mouvement, comme jadis le fut la Volksunie (VU), lors du pacte d'Egmont (*).

A l'heure actuelle, les derniers sondages - réalisés par des médias d'information - sur les intentions de vote donnent raison à la stratégie du VB contre la N-VA.


SIMON HARYS
Journal RésistanceS.be




Le journal RésistanceS.be dans le quotidien La libre Belgique






(*) Le pacte d'Egmont est défini dans le « Vocabulaire politique » proposé par le Centre de recherche et d'informations socio-politiques (CRISP) comme étant un « accord politique conclu en 1977 en vue d´une réforme de l´État [...] par les partis sociaux-chrétiens (CVP et PSC), socialiste (PSB-BSP), et communautaires (VU et FDF), tire son nom du lieu où il fut négocié, le palais d'Egmont. Ses dispositions prévoyaient notamment la création de trois régions de même statut, et l'octroi des mêmes droits aux francophones de la périphérie bruxelloise qu'aux Flamands de la région bruxelloise. ». Ce pacte a rencontré « une vive opposition en Flandre, notamment au sein du CVP et de la Volksunie. Des partis flamands ''anti-Egmont'' se constituèrent : le Vlaamse Volkspartij (VVP) et le Vlaams-Nationaal Partij (VNP) », précise le CRISP. En 1978, le VVP et le VNP se présenteront ensemble aux élections législatives en cartel. Il prit le nom de « Vlaams Blok » qui se transformera ensuite en parti politique. Pour finir, « le pacte d'Egmont ne fut jamais mis en œuvre ».



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