Qui est réellement Drieu Godefridi, le philo-leader radical des libéraux conservateurs ?

RésistanceS Observatoire belge de l'extrême droite| Bruxelles | Mardi 23 février 2021 | 21 : 01


Le philosophe national-libéral conservateur belge Drieu Godefridi en février 2020 lors d’une conférence pour la Société européenne des ingénieurs et des industriels au château Sainte-Anne à Auderghem – Photo Youtube.



ENQUÊTE & INFOS EXCLUSIVES 
– Il est hyperactif depuis plus de vingt ans. Cet agitateur belge d’idées conservatrices – d’origine national-catholique – et libérales est un producteur prolixe. Ses thèses sont diffusées en Belgique, mais aussi en France et jusqu’au Brésil dans des milieux politiques qui mènent une « guerre culturelle » contre le « gauchisme » et l’« écologisme totalitaire ». Il a tenté pendant plusieurs années, avec d’autres Bleus, dont certains de ses dirigeants, une opération de « droitisation » du Mouvement réformateur (MR). Malgré un CV blanchi, RésistanceS a retrouvé des liens avec le Front national – DRIEU GODEFRIDI À NU.

 

Depuis deux décennies, de nombreux partis d’extrême droite tentent de se faire une virginité en rangeant au placard les oripeaux du néofascisme qui se trouvait aux marges de la scène politique entre les années 1950 et 1980, à tel point que la distinction entre l’extrême droite et la droite populiste divise désormais les spécialistes. C’est ainsi que, entre un parti comme la Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA, Nouvelle alliance flamande) et l’extrême droite « dédiabolisée » du Vlaams Belang, la frontière est de plus en plus poreuse. Mais, plus inquiétant encore, la porosité des idées extrémistes de droite atteint également des partis plus « traditionnels »,  et, contrairement à ce que l’on croit, pas uniquement dans le nord du pays.

 


Fin janvier 2021, Drieu Godefridi intervenait encore pour le compte du mouvement libéral, ici dans le cadre des activités du Cercle des étudiants libéraux de l’Université Libre de Bruxelles (ULB).







LIBÉRALISME MUSCLÉ

En effet, le Mouvement réformateur (MR), une alliance électorale scellée jadis entre le Parti libéral réformateur (PRL), le Mouvement des citoyens pour le changement (MCC) et le Front démocratique des francophones (FDF, ayant pris ensuite son autonomie en devenant DéFI), est traversé depuis plusieurs années par une fracture. D’un côté, nous avons la « droite sociale », démocratique, fidèle aux principes des droits humains et inspirée par les Lumières, égalitariste et antiraciste, et de l’autre nous avons une aile « à la droite de la droite », qui se dit « décomplexée », inégalitariste, anti-islam, admiratrice de Donald Trump et de la N-VA. Cette frange montre que la frontière est également très poreuse entre la droite « traditionnelle » et l’extrême droite « populiste ».

 

Le long de cette frontière, nous trouvons certains personnages qui ont déjà fait le pont entre l’ancienne et la nouvelle droite. Ils proviennent de générations politiques différentes. Citons Alain Destexhe (62 ans actuellement), Corentin de Salle (48 ans) et un certain Drieu Godefridi (48 ans). Au sein du mouvement libéral, ils se sont activés, avec d’autres Bleus, y compris des patrons du MR, pour y ancrer un courant conservateur, même s’ils rejettent ce terme. Ils souhaitaient un revirement à droite d’un parti alors sous la coupe du « clan Michel », père et fils, selon eux bien trop à gauche. Leur vision de la droite est large et doit rallier toutes les tendances, y compris les plus conservatrices.

 

C’est pourquoi, de Salle et Godefridi ont lancé plusieurs initiatives, comme par exemple la fondation en 2003 de l’Institut Hayek, destinées à diffuser au cœur du Mouvement réformateur la pensée national-libéral, dont la matrice idéologique était le thatchérisme britannique. Godefridi fait également le lien avec le député libéral David Clarinval et un certain Istvan Marko, professeur de sciences à l’Université catholique de Louvain, avec lequel il a écrit un ouvrage écolo-sceptique. En 2017, Destexhe et Godefridi réalisent ensemble des capsules vidéo pour diffuser leur vision bien particulière de ce que doit être un parti de droite. En janvier 2019, au siège bruxellois du Mouvement réformateur, Didier Reynders, alors toujours ministre des Affaires étrangères du gouvernement fédéral conduit par Charles Michel (également MR pour rappel), le sénateur Alain Destexhe, Michaal R. Kulbickas, représentant des Republicans Overseas Belgium, la section belge du Parti républicain américain, débattent de l’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche, avec Drieu Godefredi, autour notamment de la question suivante : « Quelles sont les opportunités de cette élection pour l’Europe ? ». Le trumpisme semble trouver un certain écho positif dans les rangs réformateurs belges. Avec l’appui de Didier Reynders et de David Clarinval, Godefridi, de Salle et Destexhe constituent une sorte de mini laboratoire d’idées de droite pure et dure au sein du libéralisme francophone et à sa périphérie. Mais le courant qu’ils tentent de représenter va imploser.

 

DESTEXHE OU MODRIKAMEN

Après une stratégie avortée de droitisation du parti libéral de l’intérieur, Alain Destexhe finit par claquer la porte à la fin de l’année 2018. Il est suivi par quelques autres dissidents libéraux, qui se présenteront aux élections fédérales et régionales de mai 2019 avec les listes sobrement appelées « Listes Destexhe », dans le but de fonder dans un second temps un nouveau parti de droite sur le modèle néerlandophone de la N-VA. Alain Destexhe fait tout pour emmener avec lui Drieu Godefridi. Dans le même temps, celui-ci reçoit une proposition de Mischaël Modrikamen pour rejoindre son Parti Populaire, alors à bout de souffle. Ces deux propositions – qu’il refusera néanmoins – illustrent à merveille le positionnement politique de Godefridi.

 

L’alternative électorale libérale tourne au fiasco (zéro élu). Les derniers fidèles de Destexhe fondent néanmoins un nouveau parti, les Libéraux démocrates (Lidem), qui se marginalise sous les traits d’un FN-bis, plus folklorique que dangereux. Leur mentor, lui, est depuis sorti des radars, sans doute pour profiter d’une bonne retraite paisible d’ex-parlementaire après 25 ans passés sur les bancs libéraux. Le projet Destexhe est un échec total. Godefridi bat en retraite. Mais, de l’extérieur, et avec le soutien informel en interne du nouveau président George-Louis Bouchez (34 ans), il accentue ses efforts en vue d’une droitisation du parti de Jean Gol, droitisation qui, il faut bien le reconnaître, ne va pas sans quelques grincements de dents en son sein. Pour sa part, Corentin de Salle, après un coup de froid dans leurs relations , a coupé tout  contact avec son ami d’adolescence et « camarade » politique.

 


Drieu Godefridi est très proche et est très soutenu
par le journal poujadiste Pan. Qui fait en
novembre 2018, la promotion du manifeste
politique conservateur-libéral de ce publiciste.
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EXTRÊME DROITE DE BONNES FAMILLES

Drieu Godefridi, qui se dit libéral « classique » ayant tribune ouverte dans des médias comme La Libre et Le Vif ou même France Culture, entretient des liens clairs et directs avec l’ultra droite populiste, notamment via les nombreux livres qu’il a écrits en sa direction. C’est par exemple le cas, il y deux ans, avec ses « 10 mesures pour reconquérir l'Europe. Programme pour la droite européenne » aux éditions Texquis, situées à Louvain-la-Neuve. Son opus fera la Unede l’hebdomadaire belge très à droite Panet sera ensuite salué dans les colonnes de L’Incorrect, un magazine français luxueux d’extrême droite de bonnes familles.

 

L’année suivante, la maison d’éditions louvaniste propose dans son catalogue un nouveau livre du publiciste : « L'écologisme, nouveau totalitarisme ? ». Ce pamphlet décrivant les écolos comme les nouveaux bolcheviques sera traduit en plusieurs langues. La version néerlandophone, sous le titre de « De groene utopie », est assurée par Doorbraak, un éditeur classique qui vient, quelques mois auparavant, de briser le cordon sanitaire médiatique en publiant le livre d’un jeune cadre du Vlaams Belang. Le manifeste anti-verts de Godefridi va ensuite passer de l’autre côté de l’océan Atlantique. Sous le titre « O Reich verde. Do aquecimento global à tirania verde », il vient d’être édité au Brésil chez Armada. Comme par hasard ? Dans sa présentation proposée sur son site officiel, on y apprend que le but de cet éditeur est de publier « des publications conservatrices / libérales » dans le cadre de « la guerre culturelle en cours, que ce soit du point de vue de la formation ou de l'information. »

 


Pour son livre contre le « totalitarisme écologiste », interview de Drieu Godefridi, en
bonne compagnie ici avec Steve Bannon, l’ex-conseiller idéologique d’extrême droite
de Donald Trump , dans les colonnes du mensuel français facho-chic L’Incorrect de juin 2019.


 

AVEC LE CHEFAILLON DES ULTRAS DE LA N-VA

Dans le cadre de ses – nombreuses – activités intellectuelles, Godefridi est régulièrement invité comme orateur. Ce touche à tout – qui se sert dans le kit du libéralisme musclé depuis près de trente ans – peut très bien discourir tant dans des salles obscures que dans les salons mondains de la bonne bourgeoisie belge. En février de l’année dernière, il s’exprime à propos du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) de l'Organisation des Nations unies, qu’il considère comme étant la « fragile matrice de l'internationale écologiste », lors d’une conférence de la Société européenne des ingénieurs et des industriels qui se tient au château Sainte-Anne, dans la commune bruxelloise d’Auderghem. Sur le thème de « la géopolitique internationale des États-Unis à l’ère post-Trump », le 27 janvier dernier, il est l’invité des débats en ligne hebdomadaires du Cercle des étudiants libéraux de l'Université Libre de Bruxelles (ULB).

 

Il arrive encore à Drieu Godefridi d’animer des rencontres publiques. En décembre 2018, dans un hôtel chic de l’avenue Louise à Bruxelles, il est le modérateur d’une conférence-débat de Theo Francken, alors secrétaire d’État démissionnaire à l’asile et à la migration dans le gouvernement de Charles Michel, qui prêche toujours pour « un nouveau paradigme migratoire ». La causerie est organisée par le Cercle Pol Vandromme, un carrefour de la droite conservatrice-libérale et de l’extrême droite, bien connu aussi d’Alain Destexhe. À l’occasion de l’exposé de Francken, Godefridi se lance dans un éloge nourri adressé à son camarade flamand et chefaillon du courant radical de la N-VA.

 

Notre homme est également un homme de médias. Jusque 2019, il anime le journal en ligne conservateur et anti-islam « InfoBelge » qui est obligé de fermer pour des raisons de droit d’auteur (le média se contentant souvent de relayer – de manière très sélectives d’ailleurs –, des articles de la presse). Ce site s’inspire à la fois des méthodes et des idées de « Drudge Report », le blog américain ultra-conservateur, agrégateur d’informations sur internet, qui a contribué à l’élection en 2016 de Donald Trump aux États-Unis, Trump pour qui Godefridi ne cache pas sa fervente admiration. Par ailleurs, l’un des piliers d’InfoBelge n’est autre que Gregory Vanden Bruel, qui a co-animé au sein du Parti Populaire de Modrikamen son courant radical. Des articles d’InfoBelge au même moment que sur le Net sont republiés dans les pages de l’hebdomadaire Pan, lui aussi « fort à droite », dont Godefridi est très proche.

 

Successeur d’InfoBelge, « B-Mag » est lancé en juin 2020. On y retrouve Godefridi et son compère Vanden Bruel. Ce journal politique en ligne, qui regrette la « gauchisation » de la politique et des médias belges, se montre admiratif du Vlaams Belang qu’il situe sur l’échiquier politique au… « centre droit » (voir l’article de Claude Demelenne à son sujet sur RésistanceS du 15 octobre 2020).

 

EXTRÊME DROITE COMPRISE !

À l’étranger, devenu une référence hors de nos frontières comme nous l’avons déjà vu, Godefridi donne des interviews et collabore avec la presse conservatrice, qui préconise tout comme lui l’« union des droites », extrême droite comprise. C’est le cas de Valeurs actuelles, hebdomadaire aux couvertures adaptées à la captation du lectorat-électorat lepéniste, de L’Incorrect, magazine fascisant de luxe soutenant une unification derrière Marion Maréchal (ex-Le Pen), de Causeur, magazine néoconservateur français qui a consacré plusieurs de ses Unes à des dirigeants d’extrême droite comme Marine Le Pen, Marion Maréchal, Robert Ménard… ou encore du « Salon Beige », blog des catholiques radicaux anti-islam, rendez-vous de la droite national-catholique française, version Charles Maurras (1868-1952), théoricien du « nationalisme intégral » et de l’« antisémitisme d’État », avant la Seconde Guerre mondiale. Godefridi pourra rétorquer que d’autres expressions politiques à la sienne s’y expriment aussi, par exemple dans Causeur, avec la militante laïque belge Nadia Geerts qui fut jadis responsable d’une section locale d’Écolo et même un temps membre de la rédaction de RésistanceS. N’empêche cette astuce ne permettra pas à l’intéressé de se dédouaner.

 

Ainsi, il est totalement sidérant de voir qu’un personnage comme Drieu Godefridi ait « table ouverte » à la fois dans des organes de presse mainstream tels que Le Vif ou La Libre, et dans des médias « de la droite de la droite ». De même, il est extrêmement inquiétant de voir qu’un parti « traditionnel » comme le MR ait confié en partie son projet politique à un intellectuel idéologiquement proche des idées phares de l’extrême droite. On nous répondra que le terme « extrême droite » est utilisé ici dans l’objectif de diaboliser un penseur avec lequel nous serions en désaccord. Drieu Godefridi n’a-t-il vraiment aucun lien avec elle ?

 

LA DROITE NATIONAL-CATHOLIQUE MONTE AU FRONT

Né dans la bonne bourgeoisie catholique conservatrice (son prénom ne devrait rien au hasard, allusion sans doute à l’écrivain français antisémite appartenant à la droite non-conformiste d’avant-guerre, Pierre Drieu la Rochelle), il était connu durant ses études universitaire comme un étudiant très à droite, voire même, selon certains ex-étudiants que nous avons interrogés, proche de l’extrême droite. Au début des années 1990, son représentant, le Front National belge, commençait à s’intégrer solidement dans le paysage électoral. Fondé en 1985 par Daniel Féret, un docteur indépendant, ancien membre du parti libéral, le FN avait alors des possibilités sérieuses de devenir un clone réussi de son parti-frère français. Formée de l’ex-aile conservatrice du Parti social-chrétien (PSC), de belgicains, d’anti-IVG, de lefévbristes, d’autres intégristes traditionalistes et de nationaux-libéraux chrétiens, une bonne partie de la droite national-catholique rejoignit les rangs frontistes.

 

À la même époque, Godefridi, avec d’autres étudiants des Facultés catholiques de Saint-Louis, lance un périodique universitaire confidentiel, Le Politique. Son objectif est d’inciter les étudiants à s’intéresser au monde politique. Dans ce cadre, il les informe de l’existence de l’ensemble des formations politiques présentes au début des années 1990. Nous avons contacté par Messenger le 14 février 2021 Drieu Godefridi. « Tout cela est bien loin. Il me semble que nous avions fait le tour et l'interview de tous les partis politiques belges sans exception : PS, PRL, PSC, FDF, CVP, SP, PVV-VLD, FN –  avec l’abject Feret – Rossem et je me souviens distinctement d’une longue interview au siège du PTB, avec le président de l’époque qui était, si je ne me trompe, Ludo Martens », précise-t-il.

 

En automne 1992 est donc publiée dans Le Politique une très longue interview de Daniel Féret. Pour cela, le président-fondateur du FN belge s’est entretenu avec un certain Laurent Jacob et le mieux connu Drieu Godefridi. Sans même rappeler le caractère fasciste et négationniste du FN, les « journalistes en herbe » lui posent des questions mielleuses et bienveillantes. Ils offrent ainsi une tribune ouverte à l’extrême droite quand le reste de la presse commençait à appliquer un cordon sanitaire médiatique strict.

 

« MI-NÈGRE, MI-BLANC» ET « LE JUIF»

Sur le Net et dans les bibliothèques, il n’y a pas de trace de cette interview inédite (pourtant le dépôt à la Bibliothèque royale de toute publication est une obligation légale). Visiblement, une tentative d’effacement de tout témoignage d’un soutien passé à la « droite nationale » a été opérée afin de sauvegarder l’e-réputation de ses auteurs. Manque de pot, une référence à ce dialogue entre le président-fondateur du Front national et Drieu Godefridi a été retrouvée par RésistanceS auprès du Centre d’archives et de documentation du CPCP, en charge notamment des archives de l’ex-Parti social-chrétien. Dès lors, nous avons pu lire les huit pages de l’interview en question (publiées de la page 11 à la page 18 du journal).


Voici quelques extraits de réponses données par le docteur Féret à Drieu Godefredi :

« La culture africaine – le nègre qui tape sur son tam-tam – moi je trouve cela très beau. Mais quand il devient mi-nègre, mi-blanc et qu’il chante des conneries comme Michael Jackson, je ne vois plus où est la culture. »

« On ne peut pas nier qu’Hitler a donné de l’emploi à des gens qui crevaient de faim, on ne peut pas nier qu’il a redressé l’Allemagne. Mais quand on me demande si je me sens proche de lui, je réponds que pour Hitler deux et deux faisaient quatre et pour moi aussi. Cela ne va pas beaucoup plus loin, je ne me sens pas spécialement proche d’Hitler. »

« Vouloir intégrer malgré eux des gens inintégrables, c’est du racisme. Et moi je ne me sens pas raciste. J’ai trois amis – on en a souvent peu – au nombre desquels un princearabe qui me donne raison dans le combat que je mène. »

« Je suis beaucoup plus proche de Jean-Marie Le Pen que de Jacques Chirac ou de François Mitterrand. »

« Sans être anti-sémite, je ne peux pas accepter que le Juif, parce qu’il est juif, soit l’objet de précautions particulières. Le Peuple juif n’est pas le seul Peuple à avoir souffert dans l’histoire (génocide vendéen, génocide des enfants à naître, etc…). »

« Sans vouloir faire du révisionnisme, j’attends toujours que l’on me prouve par A + B qu’il y a eu six millions de Juifs tués lors de la dernière guerre mondiale » …

 

Au sujet de Jean Gol, ex-ministre libéral de la Justice détesté par Daniel Féret, il dira à Godefridi :

« Je ne vais pas critiquer la laideur de son nez ni la kippa qu’il porte quand il va à la synagogue, c’est évident ».

 

Cette interview historique, réalisée sans filet par le philo-leader du libéralisme conservateur, Drieu Godefridi, du président-fondateur du Front national belge, et retrouvée dans les oubliettes de l’Histoire par RésistanceS auprès du CPCP, pourra, sur simple demande, être transmise afin d’être archivée par le Mouvement réformateur dans son Centre d’études Jean Gol.

 

Une enquête de 
DENIS JANOWSKI & MANUEL ABRAMOWICZ

RésistanceS| Observatoire belge de l'extrême droite




Fac-similé de l’entretien de Drieu Godefridi avec le président-fondateur du Front national belge – Document RésistanceS.


 


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